Le passage à la retraite est une étape clé et estimer le montant de votre future pension est la première action pour s'y préparer sereinement. En comprenant les bases de la formule de calcul et en anticipant avec les bons outils d'épargne, vous prenez concrètement le contrôle de votre avenir financier.

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le calcul de votre retraite dépend de votre salaire annuel moyen, du taux appliqué et de votre nombre de trimestres validés.
dans le secteur privé, la pension (base et complémentaire) représente en moyenne entre 60 % et 75 % du dernier salaire perçu, selon les données de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) et du COR (Conseil d'orientation des retraites).
sécuriser une épargne complémentaire à l'aide de comptes à terme à taux fixe permet de combler ce déficit de revenus en toute sérénité.
Pour les salariés du secteur privé, le montant de la retraite de base repose sur un mécanisme précis géré par l'Assurance retraite. Comprendre ce calcul retraite privé est la première étape pour estimer vos futurs revenus. Explications.
Le montant de votre pension de base s'appuie systématiquement sur trois éléments fondamentaux. Si l'un de ces éléments varie, c'est toute votre pension qui s'ajuste.
Le Salaire Annuel Moyen (SAM) : l'Assurance retraite calcule la moyenne de vos revenus bruts sur vos 25 meilleures années de carrière (celles où vous avez le plus cotisé).
Le taux : le taux maximum (ou taux plein) est fixé à 50 % de votre Salaire Annuel Moyen. Si vous n'avez pas tous vos trimestres, ce taux subit une minoration (une "décote").
La durée d'assurance :il s'agit de votre nombre de trimestres validés. Ce chiffre est comparé au nombre de trimestres exigés pour votre génération afin de finaliser le calcul de votre pension.
Pour bénéficier du fameux taux maximum de 50 %, vous devez avoir validé un nombre précis de trimestres, qui dépend de votre année de naissance. Voici le barème applicable :
Entre le 1er janvier 1958 et le 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 (41 ans 9 mois) |
Entre le 1er janvier 1961 et le 31 août 1961 | 62 ans | 168 (42 ans) |
Entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 (42 ans 3 mois) |
1962 | 62 ans et 6 mois | 169 (42 ans 3 mois) |
Entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 (42 ans 6 mois) |
Entre le 1er avril 1965 et le 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 (42 ans 9 mois) |
1966 | 63 ans et 3 mois | 172 (43 ans) |
1967 | 63 ans et 6 mois | 172 (43 ans) |
1968 | 63 ans et 9 mois | 172 (43 ans) |
À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 (43 ans) |
Le moyen le plus fiable pour calculer sa retraite avec son numéro de sécurité sociale est de se rendre sur le site officiel Info-retraite.fr
En vous connectant (via FranceConnect), vous accédez à votre relevé de carrière individuel qui recense l'ensemble de vos trimestres acquis. Le simulateur officiel de l'État y est directement lié et vous fournit une estimation précise basée sur vos données réelles.
Gérer les carrières courtes ou le travail à l'étranger : si vous avez travaillé dans l'Union européenne ou dans un pays ayant signé une convention avec la France, vos périodes de travail à l'étranger peuvent être prises en compte pour valider des trimestres et vous aider à atteindre le taux plein en France. Cependant, le montant de la pension versée par la France sera calculé uniquement au prorata de vos années travaillées sur le territoire français.
Le système de retraite prévoit des limites encadrant le montant de la pension de base.
La retraite de base est calculée dans la limite du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). Cela signifie que la pension de base maximale ne pourra pas dépasser 50 % de ce plafond (le PASS est revalorisé chaque année).
À l'inverse, il existe le "minimum contributif". Si vous avez cotisé sur de faibles salaires toute votre vie, mais que vous partez à la retraite à taux plein, votre pension de base ne pourra pas être inférieure à un montant minimum (qui varie selon que vous ayez 120 trimestres cotisés ou non).
Dans le secteur privé, la retraite de base est obligatoirement complétée par la pension de l'Agirc-Arrco. Le fonctionnement est très différent de celui du régime de base.
Le régime complémentaire ne fonctionne pas en trimestres, mais en points. Chaque mois, vos cotisations salariales et patronales sont converties en points de retraite.
Combien faut-il de point pour la retraite complémentaire ? Il n'y a pas de minimum requis pour toucher une pension, ni de maximum. Le montant de votre retraite complémentaire se calcule simplement en multipliant le nombre total de points acquis durant votre carrière par la « valeur de service » du point en vigueur l'année de votre départ à la retraite.
Les simulateurs officiels affichent généralement des montants bruts. Pour comprendre comment calculer le montant de votre retraite net, il faut déduire les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, Casa).
En moyenne, on estime que le taux de prélèvement sur les pensions de retraite s'élève à 9,1 %. Ainsi, pour obtenir une estimation de votre retraite en net, vous pouvez multiplier le montant brut par 0,909. Ce taux peut varier selon vos revenus.
Pour bien comprendre l'impact financier du passage à la retraite, prenons un exemple de calcul de retraite concret : imaginons un salarié né en 1964. Il partira à la retraite à 62 ans et 9 mois avec ses 170 trimestres requis (taux plein).
Son dernier salaire net s'élève à 2 500 €.
Son Salaire Annuel Moyen (SAM) sur ses 25 meilleures années est estimé à 30 000 € brut.
Le constat de l'écart de pension : sa pension de base sera de 15 000 € brut par an. En y ajoutant sa pension complémentaire (estimée ici à environ 6 500 € brut par an), sa pension totale brute sera d'environ 21 500 € annuel, soit approximativement 1 630 € net par mois.
L'écart entre son dernier salaire (2 500 €) et sa pension (1 630,00 €) est de 870 € net chaque mois. C'est ce que l'on appelle l'écart de pension (le taux de remplacement est ici de 65,2 %). Comme le confirment les données de la DREES, la pension représente généralement entre 60 % et 75 % du dernier salaire.
Prendre conscience de cet écart est une excellente chose : cela vous permet d'agir. Pour combler cette perte de revenus, la stratégie la plus prévisible consiste à se tourner vers des placements à capital garanti et à taux fixe sur le long terme.
Visualisons la différence entre une retraite d'État seule et une retraite anticipée avec une stratégie de placement à terme.
Scénario A : retraite d'État seule. Vous subissez la perte de revenus (ex: - 870 € par mois) et devez ajuster votre niveau de vie en conséquence.
Scénario B : retraite d'État + capitalisation. En plaçant une partie de vos revenus actuels sur des comptes à terme, vous bloquez votre capital pour une durée déterminée (de quelques mois à 10 ans) à un taux fixe connu d'avance. Grâce à l'effet des intérêts qui génèrent à leur tour des nouveaux gains, vous constituez une enveloppe à capital protégé prête à être utilisée pour compléter vos revenus mensuels une fois à la retraite.
Les comptes à terme offrent une visibilité totale sur vos futurs rendements. Voici quelques exemples de maturités et de taux bruts proposés par nos banques partenaires qui peuvent s'intégrer dans une stratégie de préparation à la retraite :
10 ans | Pays-Bas | 3,12 % p.a. | Sécuriser un rendement à très long terme pour consolider le capital destiné à la retraite. |
3 ans | France | 3 % p.a. | Placer un capital à moyen terme en attendant la date officielle de votre départ à la retraite. |
1 an | Suède | 2,90 % p.a. | Sécuriser une prime récente ou préparer un projet de transition à court terme. |
(Note : les taux mentionnés sont des exemples de taux d'intérêt bruts. En France, les intérêts générés par les comptes épargne sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026).
L'avantage majeur de cette approche est l'absence de risque de perte en capital : vous savez exactement combien vous obtiendrez à l'échéance. De plus, vos fonds sont protégés par le Fonds de Garantie des Dépôts jusqu'à 100 000 € par banque et par déposant.
Raisin est la première plateforme européenne qui vous permet d'accéder à plus de 60 produits d'épargne (comptes à terme et livrets) à travers l'Europe, le tout depuis une interface unique et 100 % en ligne.
Notre plateforme est totalement indépendante et sans frais pour vous, puisque nous sommes rémunérés par nos banques partenaires. En complément, vos dépôts sont protégés par le Fonds de Garantie des Dépôts jusqu'à 100 000 € par banque et par client. Plus d'un million de clients nous font déjà confiance pour diversifier et faire fructifier leur épargne.
Le calcul de la retraite de base repose sur trois éléments : la moyenne de vos 25 meilleures années de salaires (SAM), le taux (maximum 50 %) et le rapport entre vos trimestres validés et les trimestres exigés pour votre année de naissance.
Avec 20 ans de cotisation (80 trimestres), vous n'avez pas la durée requise pour le taux plein. Votre pension de base sera calculée avec une décote importante, en appliquant un prorata (80 trimestres divisés par le nombre requis pour votre âge).
La formule de base est : Salaire Annuel Moyen × Taux de liquidation × (Trimestres validés / Trimestres requis).
La méthode la plus simple et la plus fiable est de vous connecter sur le site gouvernemental Info-retraite.fr pour utiliser le simulateur officiel basé sur vos propres données de cotisations.
Si vous avez travaillé dans un pays lié à la France par un accord de Sécurité sociale, ces années peuvent compter comme trimestres pour atteindre le taux plein en France. Cependant, la pension française ne vous paiera que la part correspondant à vos années travaillées en France.
Vous pouvez obtenir une estimation très précise grâce au simulateur d'Info-retraite.fr, bien que le montant exact définitif ne soit validé par l'Assurance retraite qu'au moment du traitement de votre dossier de demande de retraite.
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Tous les taux d'intérêts affichés sont exprimés sous la forme de Taux de Rendement Actuariel Annuel Brut (TRAAB), sauf indication contraire. Le TRAAB exprime le rendement réel d'un placement pour lequel les intérêts sont payés et capitalisés chaque année. Il permet donc de mieux estimer sur une base annuelle le rendement réel d'un placement, hors fiscalité.